MISSION LANGAGE INCLUSIF (#Fem & GP)

Bonjour !
J’ai pour mission de trouver toutes les endroits de la plateforme où le langage ne met pas de “·”, ou où c’est exclusivement masculin (pas d’alternance).

Par exemple, lors de la publication d’un événement il y a écrit “participants : X”. Et non “participant·e·s”

Avez-vous vu des endroits de la plateforme où le langage est exclusivement masculin ?

Merci de me les reporter :smiley:

Il doit y avoir aussi encore quelques messages non francisés, si jms vous en repérez également dans vos élans…

@MarleneBlaise je n’explore pas la plateforme donc je ne vais pas pouvoir vraiment t’aider. En revanche je viens avec une proposition. D’une part, je ne sais pas pas comment taper ce point, et en même temps, même ça m’arrive de l’utiliser, je trouve que ce langage inclusif particulier est pénible autant pour l’auteur-e / écrire que pour la-e lecteur-ice/ lire : en fait c’est peu lisible, fatiguant et au final pas esthétique. Imaginons des romans écrits entièrement ainsi, c’est l’enfer…!

D’autre part, ce langage là n’est pas vraiment inclusif car il exclue les neutres, bigenres, trigenres, etc

3 Propositions :

  1. la plus radicale et la moins faisable : trouver un créer un autre langage inclusif qui soit totalement inclusif (le premier obstacle étant qu’il sera incompréhensible pour la plupart)\
  2. choisir un langage inclusif plus agréables à la lecture/écriture même s’il n’est pas totalement inclusif. Du type auteurices (incluant féminin et masculin) au lieu de auteur-trice-s, voire l’utilisation de iel = il+elle, et læ/lae = la+le
  3. inverser la règle du genre de la langue française, de manière à utiliser le féminin par défaut au singulier et au pluriel, quand le sujet n’est pas défini (comme en allemand, Sie = tu/vous, elle et elles/ils, en gros le féminin est dominant en allemand), puisque statistiquement, les femmes sont plus nombreuses à la naissance (globalement, je ne parle pas de l’Inde ou de la Chine par ex) et ont une espérance de vie plus longue que les hommes. Par exemple on écrirait : “Quand on est affammée, on est tentée de manger même les hommes” :wink: histoire de compenser 1500 ans de patriarcat linguistique

Qu’en dis-tu ?

J’en dis que concernant la modalité, ce n’est pas mon choix personnel, et moi je suis pour et j’utilise d’autres modalités aussi, voire préférentiellement, en fait ça dépend de la phrase.

Je pense que chaque modalité a des avantages et inconvénients ^^.

#technique
Pour la réalisation, nous sommes en train de mettre à jour le parcours d’arrivée sur le Grand Jardin et à l’arrivée nous mettons des invitations à s’exprimer ainsi avec une astuce pour ce point médian je crois. @AdrienCheype l’astuce est-elle déjà accessible qqpart ?

Concernant le nouveau langage, je m’attèle chaque jour à inventer des mots ^^ et j’aime ça. Pas forcément centrés sur l’inclusion cela dit ^^ Mais si tu veux y travailler, pourquoi pas ^^

Sur la remarque de la “limitation” de cette inclusion, j’en suis intéressée. Et généralement en fait j’utilise pas mal les genres des mots et je dis “la personne qui” ou je dis “la facilitation” / “le rôle facilitation” plutôt que la facilitateurice par expl. Après le genre des mots est aussi parfois questionnable. Mais j’en suis pas encore là, et mon ami @DavidNadasi feraient des bons si je commençais à dire “la soleil et le lune” alors même si j’adore quand il sautille, je me tiens à carreaux.

J’aime bien aussi quand même parfois dire des trucs genre “la facilitateurice” quand la personne dans le rôle est impliquée plus que le rôle, ou dans l’optique de me conformer au langage (et donc vision) des personnes avec qui j’interagis, ou, pour “visibiliser” la mixité.

Voilà où moi j’en suis, et je suis gourmande de toute autre pratique, vision…

Et pour le “3” que tu viens de rajouter, la discrimination positive est un outil intéressant je pense. Je ne sais pas comment cet outil peut-être amené / encadré pour être vu comme positif et pris paisiblement. Peut-être une durée de temps, des critères de “fin d’utilisation de la politique de discrimination positive” ?
Et je n’y ai pas assez réfléchi dans le détail pour le moment.
Donc pour ‘instant j’en étais restée à “pas facile à gober”. Moi j’ai envie que ça avance, alors je préfère proposer des choses plus faciles à gober. Manipulation ? Certainement ^^

En tous cas ça FAIT PLAISIR d’en parler av qqn d’intéressé !!!

Pour la réalisation, nous sommes en train de mettre à jour le parcours d’arrivée sur le Grand Jardin et à l’arrivée nous mettons des invitations à s’exprimer ainsi avec une astuce pour ce point médian je crois. @Adrien Cheype l’astuce est-elle déjà accessible qqpart ?

Pas à ma connaissance, je t’invite à créer une page du style, “Langue inclusive : Comment je m’y prend ?” sur notre wiki Ressources pédagogiques. Et une rubrique sur comment écrire ce point médian serait effectivement utile.

Ah bon, sur la page avec “invitation à utiliser” y avait le langage inclusif je crois. (je ne sais pas comment retrouver cette page pas encore publiée av le bonhomme).

@MarleneBlaise pour être clair : est-ce que tu proposes de mettre en place une espèce de police linguistique des jardins…?!?

@MarleneBlaise concernant la 3, je ne dirais pas vraiment que c’est une discrimination positive car la domination du masculin en français n’est pas vécue comme une discrimination positive en faveur des hommes : c’est la nature de la langue, point barre. Donc pourquoi pas inverser cette nature ?

Par ailleurs, la domination du féminin en français serait plus fidèle à la réalité démographique de la France et du monde, et peut-être même biologique (pourquoi statistiquement les filles sont plus nombreuses que les garçons…!!). Donc ce n’est pas une discrimination, mais le reflet de la réalité… non ?

Coucou. Zut j’ai plusieurs trains de retards, moi je croyais qu’on allait vers une éciture inclusive où on alterne les genres. De temps en temps on met Facilitatrice, parfois jardiniers, ….ansi tout le monde cultive sa capacité à se reconnaitre dans le genre de l’autre.

@RomainVignes on en a parlé vite fait, en mode partage de points de vue, à qlqs personnes, et c’était ton point de vue. Après c’est pas ce qui est écrit dans les textes actuels (dont je ne sais pas comment ils sont censés évoluer aha oups j’ai une tension gouv, j’ai une idée de résolution), et je ne le vois jamais pratiqué depuis moultes années. Et pour moi la pratique est ce qui prime à l’officialisation.

CF ce doc https://docs.google.com/document/d/18XfVP6wMbYeyMPc9o7MLs10XozNGbMWyLCRBujgr2iM/edit#heading=h.mv9f0q4r3kfh

Ahaha !!! @SimonKobayashi non je propose de regarder dans la structure du site Grand Jardin là où le “bas blesse” (tiens c’est la 1ère fois que j’utilise cette expression). Donc sur la plateforme, pas dans les posts. Dans mon idée, plus cette modalité de langage s’institue, plus elle peut être suivie. Je fais déjà la police au sein des docs JdN publics, pcq pour moi de ma compréhension c’est institué dans JdN et j’aime souvent que les choses instituées soient réalisées, surtout quand elles me plaisent plutôt.

@SimonKobayashi ça me donne bien bien envie de savoir ce que les personnes penchées ++ sur les questions de genre disent sur la binarité masc/fem des mots etc.

Après la vision que tu proposes sur la majorité de femmes etc pour moi ça me ramène à “t’es à 51% de ce qui est compté (avec des critères définis par… ?)” = t’es majoritaire = tu gagnes, c’est toi qui est représenté et on invisibilise le reste.

@MarleneBlaise Tu trouveras le Code de conduite des Jardiniers dans le wiki d’Outils Numérique, ici précisément.

merci !

@MarleneBlaise je ne rejette pas l’idée d’une police/modération, même si personnellement je n’ai pas l’énergie pour cela. En revanche pour pratiquer une autre langue oui !

Je comprends ton souci d’équité et la question de l’invisibilisation. En ce qui me concerne, j’ai choisi pour l’instant pour mes publications personnelles (dans un contexte pro et hors JDN) d’utiliser de plus en plus le féminin par défaut. Vu que l’inverse a été vrai durant plusieurs siècles (je me demande combien d’ailleurs) et l’est toujours à l’heure actuelle en français, je trouve que l’exercice est intéressant, notamment pour surprendre et susciter de la prise de conscience. L’avantage pour moi est que le langage reste très lisible est proche du français courant. En tout cas, je ne me sens pas invisibilisé ou rejeté par cette inversion. Je trouve que La soleil marche d’ailleurs, car après tout on dit une abeille (même syllabe finale). Si le masculin gagne en français en étant minoritaire, pourquoi le féminin ne pourrait pas gagner en étant majoritaire : je trouve que c’est de bonne guerre.
1 homme + 9 femmes = ils
ou
1 homme + 9 femmes = elles

… non ?

Ok iels si tu préfères !!

^^
Je suis en mode inspi là https://lavieenqueer.wordpress.com/2018/07/26/petit-dico-de-francais-neutre-inclusif/

Perso j’ai lu les furtifs, y a plein de mots inventés, je comprenais ^^

oui… on peut aussi envisager de tout neutraliser (françai, nouvo) et on supprime le genre (comme en chinois par exemple, après tout les tables n’ont pas d’utérus…)

J’aime bien l’idée d’écrire au féminin, je trouve également que ça contrebalance les habitudes qu’on nous a transmise, et ça suscite pour moi le même effet que l’écriture inclusive chez les gens en attisant la curiosité et à amener les gens à réfléchir à cette question. Et surtout cela permet de garder un texte bien plus lisible.

Grosso modo, c’est ce que j’aimerais à titre perso commencer à pratiquer (mais j’avoue y penser rarement). Mais pour les titres, ou pour certains endroits spécifiques où je veux insister sur le fait que j’inclus tout le monde, j’aurais tendance à préférer l’inclusif.

Moi j’aime beaucoup aussi l’idée d’écrire au féminin, même si j’y arrive pas trop encore, mais c’est sans doute une habitude à prendre et ça me plait de m’entrainer à ça. Et je serais pour quelque chose de léger et souple: on commence par mettre surtout du féminin, mais en mode souple (c’est pas grave si tout y est pas) car justement le but est d’aller vers de l’alternance organique : sans compter, sans avoir besoin de “corriger”….quelque chose qui s’installe comme une jeu. Pour les mots inventées on en a déjà beaucoup, donc je serais pour éviter d’en rajouter de manière ‘mentale” dans une intention d’égalité, mais les laisser émeger et s’installer comme les autres mots le font. Pour moi la langue est en création continue et pour cela il faut justement éviter de tomber dans le piège de l’académie qui définit les mots qu’on a le droit de dire ou pas…Fuck le police :wink: