Un pas de plus vers le système restauratif JDN

Autonomie, inter- indépendance, émancipation et pouvoirs d’agir : le cercle vivre ensemble peut aussi s’en inspirer pour proposer une évolurion du SR du campus sans atteindre

Et voici la synthèse de AI… en lien et .pdf
https://docs.zoom.us/doc/VuQrGJRCRa2093LUFo8tNw
[From Meeting] Jardinier⋅e⋅s du Nous - Salle de réunion personnelle - SR Jun 03, 2025.pdf (74,7 Ko)

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Mille merci Gratitude @georges pour l’initiative et le suivi de la très belle affaire !

C’est super inspirant et soutenant d’où je suis pour notre perspective commune de construction et développement de la culture inspirante des systèmes restauratifs aux JdN.

Envie de partager ce qui me vient à la première lecture (laissée de côté…et retrouvée, alimentée par mes rencontres et échanges de facilitateurices et contributeurices de ces temps avant que cela ne s’échappe) :

Un système restauratif pour restaurer nos liens abîmés, centré sur la tension, l’abus, le conflit ? Quelle place dans la pensée de nos systèmes pour les « auteurs » et les « témoins » de l’histoire mise au centre, qui retient notre attention ?

Je crois percevoir ici en filigrane l’attention portée de façon centrale sur la victime, à protéger de l’auteur de violences. Cela vient en résonnance avec la santé ou l’éthique et l’intégrité encore beaucoup centrée sur soigner la maladie mettant en danger la vie d’un côté, penser le signalement comme le cœur du dispositif. C’est arriver en bout de course, trop tard si l’on s’en réfère à la définition de la santé de l’OMS comme un état de bien-être physique, mental et social, et non seulement l’absence de maladie, ou comme la médecine chinoise la considère.

Or il me semblerait super judicieux d’inclure, dans ce dispositif (ou ce tutoriel ?), de quoi accompagner également celleux qui se sentiraient, non atteints dans une posture de victime, mais plutôt à l’origine ou auteur.e.s. (et encore, aussitôt une petite voix me souffle que j’ai une vision extrêmement réductrice binaire ici…à laisser mijoter donc, et encore que la posture de témoins mérite peut être plus que toute autre posture d’être regardée et accompagnée…et plus subtilement, que dans tout système, tout interagit). Tous co auteurs, co responsables donc.

Pour exemple inspirant donc avec ce prisme, dans notre pays, les CRIAVS (Centres de Ressources pour Intervenants auprès d’Auteurs de Violences Sexuelles) reçoivent les personnes qui leur sont adressées par la justice mais également toute personne désireuse d’être accompagnée qui se sentirait une posture dominante ou abusive, avec de beaux fonds de ressources et de belles équipes.

Si je me sens ou me pressens ou si je me sais produire de la domination et des trucs malaisants, que la morale ou les règles communes réprouvent mais qui me portent tort à moi-même tout autant, qui va m’aider moi aussi, me poser des limites mais aussi m’accueillir et me soutenir ?

Et si je vois et sens un truc moche pas bô pas cool pas sympa et bon pour personne quoi je fais comment avec qui pourquoi ?

Et plus encore, comment interagir et tirer le meilleur de ce que l’on perçoit de nos interactions pour ….un bonheur, un déploiement, une tranquillité, une possibilité de mieux vivre, individuel et collectif.

Ceci pour résolument quitter le monde de la morale binaire, de la responsabilité portée sur une seule des parties du système.

Or, l’idée forte selon laquelle nos différences, divergences, désaccords, tensions, conflits, contradictions peuvent être une ressource extraordinaire à valoriser, bonifier et utiliser pour notre développement et déploiement individuel et collectif me semble aussi difficile à mettre en musique que précieuse. C’est juste pas dans nos habitudes et notre culture.

J’ai cité ici sur la plateforme je crois déjà un chercheur auteur conférencier de référence pour moi (une référence hautement partagée) depuis…allez 50 ans (le lycée ! mmmmm j’exagère un chouia là…et un premier écrit "Le symptôme scolaire"Le symptôme scolaire : essai critique sur la formation / Yves Clot - Médiathèque Marcel Pagnol d'Aubagne), psychologue du travail, chercheur émérite du CNAM qui se nomme Yves Clot.

Un de ses derniers ouvrages concerne justement le conflit comme source de …qualité au travail : « Le travail à coeur ; pour en finir avec les risques psychosociaux » 2010 et "Le prix du travail bien fait. La coopération conflictuelle dans les organisations (La Découverte, 2021 avec J. Y. Bonnefond, A. Bonnemain & M. Zittoun).

Une visée principale apparente des SCR : l’homéostasie ? Dissoudre le mal et/ou en faire une opportunité de dépassement et de bénéfice pour tous, pour chacun, pour nos communs et nos relations ?

Ayant présenté un peu partout tout le temps le principe du processus de Système Restauratif (et pas seulement dans le milieu de l’accompagnement à la très haute perf sportive, intéressante à regarder par ailleurs avec d’autres lunettes que celle de la règle dominante de …la domination et de la violence de l’injonction de « no limit » et d’une représentation tronquée des logiques de pratique au service de la psychopathologie du pouvoir de domination extraction démolition de la vie), j’ai l’immense bonheur de restituer ici ce qui résonne fort en moi, à savoir ceci :

Mon constat du moment : notre conception commune, ce qui semble lui donner sens commun en tout cas, serait de se doter de moyens d’assurer l’homéostasie du système, de réguler nos relations pour que cela ne dégénère pas (de ne pas tout faire porter sur la Justice, qui juge les torts, condamne, et œuvre à un certain type de réparation, qui fonctionnerait de façon préventive par la peur, ou/et aussi la pose d’un cadre clair de référence individuelle), avec l’espoir très certainement de produire du baume réparateur dans nos relations.

Je ne peux m’empêcher de désirer aller plus loin, pardon, c’est super prétentieux et maman me l’interdirait sans doute :)…et paradoxalement, une spécialité maison… mais je m’égare….peut être pas tant que cela, quand bien même la référence ci-dessus me vient d’elle.

Et que voler à tire d’aile mérite de s’élever encore un peu me semble-t-il.

Avec joie.

En tout cas j’y aspire fort.

Comment donc s’inspirer de la construction dudit « système restauratif » pour aller vers une co construction d’un système de déploiement désirable de tous et de chacun ?

Ce que je teste en proposant de nous partager ceci :

  • De quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité en ce lieu, dans cette structure, cette communauté ?

  • De quoi ai-je besoin pour me déployer pleinement ?

  • De quoi avons-nous besoin pour assurer la sécurité des communs ?

  • De quoi avons-nous besoin pour déployer pleinement les communs au service de la vie ?

Bon, c’est un peu brut de décoffrage, mais voilà où j’en suis et ce sur quoi je tâtonne actuellement, en relation avec la culture dite des SCR.

Avec une vigilance extrême à ce que l’intention et la nécessité de changer de paradigme ne soit pas confondu avec un aménagement d’un système délétère et obsolète, avec le risque de le conforter……

Ce n’est évidement pas ce qui est proposé ici. C’est mon point de vigilance et ma recherche.

J’ajoute à la reprise de cet écrit qui a maintenant plusieurs jours, les très belles sources du jour :

La contribution d’Amans, émanant du groupe de recherche

La magnifique contribution et posture de Carlotta Munier (https://carlottamunier.com/), gestalt thérapeute, sexothérapeute, écrivaine, fondatrice et directrice de l’Institut Français de Formation en Sexothérapie, animatrice de stages de Tantra, en formation de thérapeute en constellation familiales actuellement avec moi. Son chapitre (In « Le couple, l’intimité et la sexualité/Un chemin vers un couple vivant et lumineux. Le souffle d’or) relatif aux relations dysfonctionnelles sur le triangle infernal est subtil et super inspirant. Je lui demande l’autorisation de vous le partager. J’ai perçu sa curiosité pour les systèmes restauratifs. Je vois la richesse à croiser et multiplier nos sources et regards.

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