La Verticalité, laquelle?

Coucou,

tout à l’heure, je me disais que quand je pense à la “verticalité” je pense à l’autorité et aux images que j’ai qui vont avec de part ma culture : le pouvoir qui s’impose, qui vient d’en haut, du ciel, de la religion, de ses représentantEs sur Terre…

Et je me suis dit, et s’il y avait une verticalité qui vient d’en bas ? :stuck_out_tongue: de la plante qui pousse, du sol. du peuple.

Bon et si finalement, la terre tournait et que Haut et Bas ne voulaient pas tellement dire qqc ?

^^

Bonnes fêtes

En modélisation, pour différencier ces verticalités, on parle de modèles “top-down” ou “bottom-up”. Et on arrive même à faire des modèles qui utilisent les deux techniques, parce qu’elles sont complémentaires :smiley:

trop bien, c’est quoi modélisation ?

Ma définition perso, c’est l’art de représenter le réel selon des théories maîtrisées (et limitées), pour comprendre la complexité du phénomène étudié, et prévoir ses évolutions possibles. Wikipedia dit d’autres choses : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9lisation

Dans mon entreprise, on travaille par exemple sur un modèle de reconstitution de la consommation des énergies dans les logements. On a construit un modèle (un gros calcul, appliqué à des bases de données) pour comprendre : quels sont les logements les plus énergivores, combien ça coûte de les rénover, quelle diminution de la consommation énergétique du secteur résidentiel est-on en droit d’espérer en France ou sur un territoire en particulier (sachant que chaque logement a un potentiel de rénovation différent), quels sont les logements les plus faciles à rénover (en lien avec les ménages qui les occupent)…

L’aspect bottom-up : le modèle s’applique au recensement de la population qui décrit chacun des 36 millions de logements en France. On applique le modèle sur le logement 1, le logement 2… jusqu’au 36 millionième ! On obtient alors une consommation énergétique totale pour tous les logements de France.

L’aspect top-down : des services statistiques publient des données de consommation énergétique pour le secteur résidentiel, à la maille des régions, et par énergie (par exemple, “les logements de la région Nouvelle-Aquitaine consomment XX TWh de gaz naturel”). On utilise ces données pour vérifier que notre modèle bottom up dit des choses proches de la réalité observée.

Sympa ton exemple concret du modèle que vous concevez, @JenniferDaude ! Pour ma part, en tant qu’informaticien qui ait bcp travaillé avec des scientifiques, le terme “modélisation” me parle bien :smiley:

J’en ai profité pour donner sur ce post un autre exemple de modèles liés à la thématique de l’effondrement. Ce n’est plus le thème initiale @MarleneBlaise mais on peut faire le lien avec ces différences verticalités !

Bonne année à toutes et tous !

Je vous partage ma vision de cette notion de verticalité, qui refroidit quelque peu, le beau modèle des cercles horizontaux et de la transmission des responsabilités tel que je commence à l’intégrer.

Perso j’avais plutôt dessiné la verticalité comme un axe qui évite de dériver trop loin de l’objectif initial. En fin de compte, cette verticalité ne serait présente que pour préserver tout ou partie de la vision des personnes sources, dans la mesure où c’est leur vision qui est à l’initiative du rassemblement des JE.

Mais pour que cette verticalité ne soit pas un frein à la création et à l’énergie créatrice du Nous et surtout qu’elle ne reproduise pas le tronc hiérarchique, il faut que les forces horizontales la compensent, l’attire pour lui faire faire des pas sur le côté, l’entourent d’innovations mais sans l’oublier.

Il m’a semblé que le témoignage de Sophie Rabhi et Laurent Bouquet avec Isabelle Padovani, sur le gros conflit aux hameaux des buis .(voir Démasquer mécanisme de violence, proposé par Anna en septembre ), était une illustration possible de la nécessité d’une prise en compte de la verticalité.

Cela semble utile si le modèle vit sa vie pendant de longues années et/ou si le modèle est fait de nombreux cercles qui se déploient à l’infini, le temps de leur utilité. Alors peut-être que la verticalité peut se trouver transmise au sein du cadre de sécu et des règles minimales qui sont propagées, comme un ADN, à chaque naissance d’un nouveau cercle, pour que les « nombreux » JE puisse en garder conscience dans la durée.

Lorsque cet ancrage est une nécessité pour les personnes sources, alors cette verticalité m’apparait plutôt, comme une sorte d’élastique reliant les cercles (qui permettent l’exploration, l’évolution dans toutes les directions) jusqu’à sa limite… avec éventuellement l’échappée d’un sous-groupe pour un nouveau projet et de nouveaux horizons, si l’élastique devient trop tendu (mais en toute connaissance de cause pour tous les JE) !

En tout cas, il ne faudrait pas que cela soit un pieux avec une corde mais plutôt une liane qui grandie et continue de relier les cellules… pour qu’ aucune d’elles ne s’envole dans la stratosphère isolément…

…je ne sais pas si c’est clair… mon image de liane, car cela peut laisser penser qu’on ouvre un flux direct et bidirectionnel de haut en bas, ou bas en haut (via la liane) qui pourrait contourner l’héritage par les Liens L1-L2…