Bonjour @cercle-campus ,
le cercle proganim s’est posé la question suivante : 2/3 des participants au campus l’an dernier sont du genre féminin, et pourtant seulement 40% des propositions du forum ouvert étaient porté par elles.
Nous avons également toustes en tête la tentative de discrimination positive durant le cercle samoan de cloture soldée par la répartie d’un homme : « c’est ma part féminine qui va parler, donc je prends quand même la parole » gloups !
Cette année, durant les temps auto gérés, faut il appliquer une forme de discrimination positive afin de permettre une représentativité du panel de participant·es dans les personnes qui proposent des ateliers ?
C’est la question que s’est posé le cercle programmation et animation du campus 2025…
Nous constatons que les personnes victimes du sexisme dans notre société ont tendance à avoir besoin de plus de temps pour formuler leurs idées, cristalliser ce qui émergent. Il ne s’agit pas d’un manque de leadership des individus concerné·es. Comment donner du temps et de l’espace à leur émergence ?
Voici quelques pistes de réflexion que nous avons eu :
- ouvrir les ateliers auto gérés au fur et à mesure, une journée avant
- laisser les 3 premières places sur 6 être remplie par des femmes avant que les autres possibilités soient ouvertes à tout le monde
- réserver 3 places pour de l’émergence à chaque temps auto géré et visibiliser le % de femmes proposeuses vs % de participantes au campus afin de se responsabiliser collectivement sur une meilleure représentativité ?
- réserver 3 places pour l’émergence et ajouter des contraintes au moment de l’ouverture de ces places : par exemple : 2 doivent être proposées par des femmes.
Notez que nous avons aussi évoquer la possibilité qu’il y ait une discrimination positive envers les enfants également.
Nous n’avons pour le moment rien acté, nous étions plutôt favorable à la dernière proposition et avons souhaité laisser reposer et ainsi ouvrir la discussion plus largement. Il s’agit d’une consultation à laquelle chacun·e est libre de participer. Nous aimerions en particulier entendre des membres du jardin des dominos ( @LaetitiaMeignan @YohanReversat @Anandra @CorinneVerdin @MarleneBlaise et toustes les autres) et le rôle émergence du campus @CatherineGinibre .
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autres idées :
si la moitié des participant·es au campus viennent pour la première fois :
- célébrer à la criée chaque fois qu’une nouvelle personne a osé proposer un atelier pour la première fois.
- réserver la moitié des espaces pour elleux
- n’autoriser qu’une seule proposition d’atelier par personne durant le campus
Hello, bonne question. ça peut être aussi un chantier domino.
Pour ma part, vu que c’est des ateliers auto-géré je ne ferais rien du point de vue orga, et j’aime bien ne pas faire de discrimination positive dans ce genre de lieu car ça va toucher directement la question de la confiance en soi et ça crispe souvent. L’abstraction qu’on peut avoir dans des cas de discrimination positive : Assemblée nationale et offre d’emploi par exemple permet de pas trop prendre les choses perso, alors que là à 45, c’est plus sensible.
J’aime bien l’idée d’ouvrir au fur et à mesure et de laisser libre le premier jour, puis de faire confiance à un.e des participant.Es (maintenant qu’on le sait on pourra en parler), de donner de l’info : Femme/Homme, nvx/ancien, Enfant / adulte, déjà proposeur.euse…puis collectivement de changer des règles.
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Partante pour accompagner l’émergence d’atelier proposés par des personnes hésitantes, surtout si leur hésitation est liée à une domination systémique. Je ne sais pas encore sous quelle forme, ça va mûrir, mais plutôt sans quotas mais avec une incitation en amont.
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Est-ce que l’inscription des ateliers se fait en groupe comme l’année dernière ? Dans ce cas, dans la présentantion, il faudrait encourager les personnes et hésitantes à l’entraide, à exprimer avec une personne de confiance ce qu’elles ont en tête, qui peut être un trésor, même si ce n’est pas opérationnel tout de suite et ne débouche pas tout de suite sur un atelier.
Ces personnes hésitantes ont peut-être plus ‹ ‹ le sympathique fuyant › ›, comee dirait Bernie. Ou du figement…
Et donner du frein vagal aux personnes fonceuses, déterminées, rapides… Qui ont peut être plus un ‹ ‹ sympathique combattant ? › ›
En les invitant à prendre une grande respiration, en les ralentissant…
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Coucou alors enfin je réponds
Moi je trouve ça bien qu’au minimum soit nommer le nombre de participantes hommes femmes nouveaux anciens et enfant adulte et avec ça dire ce que vous pensez voyez en terme de place pour l’animation
Et au maxima je serais pour qu’une fois un jour on tente oui de laisser la place au plus nouveau aux femmes etc etc de façon discriminante positivement 
Mais peut être qu’il vaut mieux soutenir que prévenir
Dans quelle mesure avons nous « le droit » de se manifester si je vois des discriminations qui me soûlent alors que je fais partie de l’orga ?
Des bises