« C’est quoi réussir un accompagnement, pour vous ? »
Formalisation de deux ateliers « Bono » (déc 2020 & janv 2021) avec Bruno, ,Martin, Gaëlle & Fanny & Renaud
Observations, pépites :
Un groupe qui a vécu plusieurs étapes du Nous (fusionnel, conflit, mature, …)
Un groupe qui a été confronté à des opposants, marginaux, déviants.
Un groupe vivant dans ses expériences, dans ses échecs comme dans ses réussites.
Un groupe avec plusieurs personnes qui trouvent leurs places.
Engagement des parties prenantes durant l’accompagnement.
Ouvrir sur d’autres schémas de pensées, paradigmes.
Aider à questionner le fonctionnement, posture de chacun.
Faire vivre un inconfort qui fait grandir
Recul sur la prévention des tensions : le temps n’est pas un critère de réussite.
Quand le groupe en redemande, quand il souhaite viser l’autonomie.
Si le groupe n’a plus besoin d’être accompagné.
Des récoltes de pépites et changements observés, même si tout petits.
Établir une confiance entre le groupe et l’accompagnant·e comme au sein du groupe
Prendre le temps.
Retours de personnes qui se sentent en confiance pour expliciter des non-dits, des tensions latentes.
Entendre des expressions joyeuses à la fin.
Retour de satisfaction, sourire, corporel, émotion plus que du factuel
Quand je pense, en tant qu’accompagnateur, à ces pépites qu’est ce que ca me permet de vivre ?
Joie, contribution, partage, sens, évolution, vivant, accomplissement, dignité, me sentir à ma place.
Détente et décontraction.
Tranquillité, assurance, et comme un cercle vertueux qui rayonne dans mes autres projets
Vivre la joie, se sentir nourri, créé de la confiance.
Liberté. Accueillir ce qui est. Connecté avec humanité, à ma place,
Vivre le vivant ; voir la force du groupe et de ses individus.
Se sentir valorisé par le fait de partager des outils ou postures auxquels on croit et qui suscitent l’adhésion
Sécurité (cadre) : les gens se sentent en sécurité, en autonomie, auto-organisation, rôles clairs et assumés.
Mes ressentis à l’instant présent
Nourri, gratitude, tranquille, joyeux, reconnaissant, éveillé, frustré , curieux, à l’aise.
Mes craintes
Qui définit la réussite : accompagné·e·s / accompagnant·e ?
Comment ca se passe quand je suis plus là ?
Arriver en sauveur, au détriment de l’autonomie des accompagnés.
Tension entre vouloir transformer les choses et avoir peur de brusquer.
Que ce soit une vision trop radicalement différente.
Que veut dire ne pas réussir ? Qu’est-ce que la réussite ?
L’avis de l’accompagnant n’est pas forcément le meilleur juge.
Jugement des autres.
Est-ce qu’il y a besoin d’être apprécié par les accompagnés pour que l’accompagnement soit réussi ?
Même un échec peut être apprenant… volonté de quitter l’intention de réussir à tout prix, joyeux de mes échecs car cela m’apprend, cela apprend sur le groupe, sur mon accompagnement, peut être des pépites
Ai-je assez d’indicateurs pour des mesures fiables ? En fais-je assez pour assurer ?
Vais-je aller aussi loin que j’aimerai ? Tout en prenant soin d’y aller progressivement ?
Vont-ils s’autoriser à jouer le jeu ? Vais-je réussir à les impliquer ?
Avoir trop d’intention sur le groupe, de vouloir les « changer ».
Être trop attaché à une « réussite ». Prise de pouvoir sur le groupe.
Me sentir responsable du résultat plutôt que d’être responsable des moyens.
A quoi vont servir ces outils ? au bénéfice de qui et de quoi ?
Sans transformation personnelle et si c’est pas au service du vivant, la GP c’est n’importe quoi.
Crainte d’être rejeté·e par le groupe.
Trouver l’équilibre entre la pratique mentale et la pratique sensorielle/ludique
J’ai une baguette magique : projection vers le futur avec des besoins biens nourris.
Je risque de prendre la grosse tête.
Trop facile.
Comment industrialiser le processus ? Comment former d’autres accompagnant·e·s ?
Suis-je toujours aligné avec mon intention de transformation écologique et sociétale ?
Confiance et légèreté. Ca devient habituel, classique dans mon environnement.
Que les gens sachent qu’il existe ces outils, ressources, même s’ils ne les possèdent pas.
Apporter l’espoir que des situations douloureuses puissent évoluer.
Ce n’est plus une question : tout se qui se passe est juste, dans le flow.
Toutes les rencontres sont florissantes
Réseau d’entraide, on n’est pas seul, il y a plein de monde
Il y a l’habitude de se faire accompagner, c’est devenu fluide
Comment ils faisaient avant sans gp, sans accompagnement ?
Je suis moins stimulé maintenant quand je navigue dans des organisations rouge, bleue, orange, verte.
Des accompagnements passées que j’avais cru ratés étaient en fait des réussites.
Curieux de voir à quel point ce mode de fonctionnement est devenu le courant majeur !
Espoir du fait que les institutions publiques nous sollicitent, et attente de voir comment ça va diffuser
Fluidité et justesse.