2e réunion : Création d'unjardin de la santé mentale, commune, communautaire

CR de la 1e réunion (27/04/2026) :

les participants du 27/04/2026

le 27 avril, pour la première réunion sur ce sujet de la santé mentale, nous étions : Laétitia, Anandra, Corinne, Evelyne et Georges.

l’intention et le déroulé

Après une météo végétale, nous avons fait des tours de parole autour de la question : « que souhaitons-nous voir et vivre au sein d’un jardin JDN dont le thème serait la santé mentale »
puis, nous avons fait un tout de clôture, et choisi la prochaine date.

le résumé des partages :

Tours de parole :

  • Pouvoir participer, au sein de ce jardin, à des groupes de parole et d’entraide
    Se retrouver régulièrement, à plusieurs, pour évoluer vers une meilleure santé mentale
  • Pouvoir faire des événements coopératifs, citoyens, sur mon territoire, avec un lien national et véhicule juridique : les JDN
  • Définir ensemble ce que signifie pour nous la santé mentale
  • Sensibiliser et partager des informations sur le traumatisme et le stress post traumatique
  • Ancrer sur le terrain et dans nos pratiques le terme « santé mentale », qui a le vent en poupe, de façon trop souvent hors sol.
  • Sortir des « cases limitantes » associées aux maladies mentales : entendre derrière la maladie, ce que le mal-a-dit : sentir comment ce qui nous semble à priori mal, nous informe sur ce qui est vivant, en nous et autour de nous. Quelle générativité devient possible grâce à cette vulnérabilité.
  • Créer une membrane de confiance, des espaces-temps non-ordinaires, et extra-ordinaires, où il est possible de poser et déposer nos sensibilités et vulnérabilités, où elles sont entendues et accueillies sans jugement, reproche, culpabilisation…
  • Interessant de s’intéresser, comme on le fait aux JDN sur d’autres thèmes, aux 3 niveaux de « santé mentale » : individuel, collectif et sociétal.
  • Travailler autrement et de façon complémentaire la question des pratiques restauratives, et des liens intimité - collectivité - société.
  • Donner du sens à nos histoires personnelles,
  • Sortir des diagnostics et multi-diagnostics insatisfaisant…
  • Se reconnecter au sensible, au vécu intime (ce que ça me fait, ce que je peux en faire, ce que nous pouvons collectivement en faire), de façon systémique, holistique
  • J’ai à coeur personnellement, professionnellement et intimement, de travailler collectivement pour rendre plus subtil et sensé la vision partagée de la santé mentale.
  • Rappel de quelques définitions de l’OMS (source : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/definitions_mc_lamarre.pdf) :
    • santé
      • à la constituion de l’OMS, en 1946 : « La santé est un état de complet bienêtre physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »
      • à la signature de la charte d’Ottawa, OMS, 1986 : « une ressource de la vie quotidienne et non le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles, ainsi que les capacités physiques »
      • lors de la définition de la Charte de Bankok, OMS, 2005 : « La promotion de la santé offre un concept positif et complet de santé comme déterminant de la qualité de la vie, qui recouvre également le bien-être mental et spirituel »
    • santé mentale :
      « un état de bien-être mental qui nous permet de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle a une valeur en soi en tant que facteur favorable, et fait partie intégrante de notre bien-être »…
  • Je ne peux pas être en santé mentale seul, dans un jardin dédié, nous pourrons nous en rapprocher, individuellement et collectivement
  • Lors de ma formation en thérapie cognitive, j’ai dû apprendre le DSM, des cases et cas de « diagnostic de Santé mentale ». Pour moi, ce DSM stigmatise la maladie et le malade". Aujourd’hui, grâce à la maieusthésie (Thierry tournebise), j’ai appris à distinguer : la clinique de la maladie (diagnostic, pathologie), la clinique médicamenteuse (intervention externe occidentale, parfois chimique, d’autre fois chirurgicale) et la clinique de la pertinence : ce qui arrive est la seule chose qui peut arriver. En portant mon & notre attention sur ce que je & nous vivons, en l’accueillant, je & nous pouvons évoluer vers plus de mieux être et de santé, individuels et collectifs.
  • Un espace pour accepter et accueillir ce qui ne dépend pas de nous (se détacher de l’emprise) et réorienter notre énergie (physique, mentale, spirituelle…) vers ce qui compte : développer nos pouvoirs d’agir, individuels et collectifs
  • Face au coté pervers des « cases », au sein du jardin, nous aurons la capacité de trouver des solutions à plusieurs
  • Le système dans lequel nous évoluons broie les personnes : exploitation de l’homme sus l’homme, la femme et le vivant => nous avons individuellement et collectivement besoin de créer des espaces-temps où lil est possible de se déposer et de se reposer, sous de multiples formes, et aussi des espaces d’édication populaire, d’apprentissage pair à pair.
  • Un jardin santé mentale pour passer ensemble de la vulnérabilité accueillie à la robustesse, individuelle et collective. Je pense à « l’autre Lieu », à Bruxelle (https://www.autrelieu.be/), dans l’idée d’une santé commune, où l’empathie est communicative.
  • Envie que la santé ne se réduise pas à un étiquetage dans des cases. Envie de lectures multiples du monde : niveau sensible, émotionnel, cognitif et même spirituel
  • Comment faire pour aller mieux dans une société, un monde qui va mal.
  • Dans le monde du sport, en particulier de haut niveau, l’idée excitante et grave de se considérer illimités, d’avoir la capacité à se dépasser, devenir des dieux du stade, hors sol. Je suis sur 2 réseaux d’athlètes de haut niveau, pour remettre du jeu dans la vie :
    • 1 livre à venir, avec olivier hamant, sur la dépression des athlètes de haut niveau.
    • Réseaux FSGT, fédé de judo… (sur le forum de la coopération sur le sujet du sport comme levier de transfo sociétale).
    • Je suis fière de moi, car je reviens de loin, et je suis en reconstruction continue.
  • Difficulté et ambition de dresser un périmètre pour ce sujet de la santé mentale, en mixant toutes nos pratiques. Peut-être besoin de limiter à certaines pratiques
  • Pourquoi limiter : Créer des espaces temps qui contiennent et soutiennent, qui permettent des expérimentations où il n’y a rien à réussir, juste une expérience à vivre.
    • clinique de la maladie / clinique de la médication / clinique de la pertinence => 3 approches différentes.
    • Tao, médecine traditionnelle chinoise : ce qui arrive est juste, pertinent
    • Distinguer vie et conditions de vie. la vie c’est ce qui vibre, en moi, en nous et dans l’unis-vers
  • Proposer des espaces temps communiquants sur ce sujet : en plein contact & avec une ouverture
    • suffisemment fermée pour préserver l’intimité et rendre la vulnérabilité générative,
    • suffisemment ouverte pour accueillir avec discernement nos multiplicités, diversités et vulnérabilités
  • Un jardin santé mentale pour s’outiller de façon globale, et essaimer localement, avec l’ambition d’un réseau d’entraide nationale.
  • Un jardin pour faire l’expérience du movment of life : la santé mentale (et aussi corporelle, émotionnelle, spirituelle)par le corps, le mouvement, la dynamique, la vie
  • des espaces-temps de VIE : Vivre Intégralement l’Expérience :
    • les faits, sentis
    • ce que ça me/nous fait (ressentis, émotions, pensées…)
    • ce que nous pouvons, individuellement et collectivement en faire (pouvoir d’agir)

déclusion et tour final

l’heure de fin est proche, quelle sera notre prochaine date : 11/05/2026 14h30 à 16h
Pour cette prochaine réunion, quelles sont nos intentions :

  • trouver un nom pour ce jardin
  • commencer à définir des modes de fonctionnement souhaités
    NB : le jardin « tiers Jeanne » existant est en jachère, et peut être utilisé pour cet espace. Il sera renommé à l’issue de notre 2e réunion.
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